Biographie04Jean-Michel Thiriet, dit Thiriet, est né le 15 novembre 1958 à Trèves en Allemagne.
Sans vouloir discuter un choix tout ce qu'il y a de personnel, il y a quand même des maternités plus proches de chez soi, notamment en France. Mais, bon, chacun fait comme il veut.

Abandonné par ses parents deux ans avant sa naissance, il est recueilli, à sa sortie de la maternité, par un couple de lapins de garenne ne pouvant pas avoir d'enfants. Un comble pour des lapins. De garenne ou pas.

Ses parents adoptifs, René et Josiane Thiriet (*), lui donneront leur nom, le prénommeront Jean-Michel en souvenir d'un parent trop tôt disparu et l'élèveront dans la plus pure tradition cuniculinaire. Jean-Michel vivra ses années de jeunesse broutant l'herbe des prés, croquant des carottes sauvages et gambadant dans les champs en compagnie de ses nombreux cousins.

C'est cette heureuse jeunesse campagnarde qui lui inspirera plus tard les récits de "Verte campagne".



 

FamilleThirietNB

Le temps béni de la jeunesse et de l'insouciance : Jean-Michel avec ses parents adoptifs

 

Mais la vie n'est pas faite que d'instants heureux. René et Josiane seront victimes d'un malheureux accident de chasse.
Le chasseur responsable de la tuerie
(2) révèlera à Jean-Michel que, malgré la taille de ses pieds -Jean-Michel chausse du 52-, il n'est pas un lapin mais un grand jeune homme et qu'hélas il ne peut pas lui faire subir le même sort qu'à ses parents. Ce qu'il ne regrette d'ailleurs pas, Jean-Michel n'ayant que la peau sur les os.
La révélation de sa condition d'humain causera un grand trouble chez Thiriet et il abandonnera dans les jours qui suivirent son projet de mariage avec une jeune lapine. Néanmoins cette mésaventure aura une grande influence sur l'oeuvre future de Thiriet où les lapins humanoïdes et parlant seront fort présents.

Ses parents ne lui ayant appris ni à lire ni à écrire -vous avez déjà vu des lapins lire et écrire, vous ?-, il décide de prendre la voie du dessin et décide de se destiner à la bande dessinée -BD, pour les intimes- et s'inscrit à l'Ecole des Arts Plastiques de Strasbourg afin d'y apprendre les rudiments de son futur métier.

Hélas, quelle n'est pas sa déception lorsqu'il s'aperçoit, au bout de trois mois passés à reproduire des colonnes corinthiennes, qu'aucun cours de bandes dessinées ne fait partie du programme.

"Les colonnes corinthiennes, ça va bien 5 minutes !", lancera-t-il, selon la légende, en claquant la porte de l'Ecole des Arts Plastiques.

Prenant alors son courage à deux mains et son crayon de l'autre, il se lancera seul dans la réalisation de bandes dessinées qu'il proposera à différents magazines spécialisés, Le Petit Psychopathe Illustré, Fluide Glacial, et publiera son premier ouvrage "Riche et célèbre" aux Editions L'AANAL.

Et c'est le début d'une véritable success story.
Thiriet est partout. A Fluide Glacial et à Spirou, où il fournit sans discontinuer histoires et scénarios, à Pour la science où il livre des illustrations pour des articles scientifiques.
Il publie livre sur livre et chacun est un best-seller. Il publiera également quelques récits dans le magazine de L'Association au nom prédestiné "Lapin". Proche des membres de cette  maison d'édition, il ne participe cependant pas aux performances de l'OUBAPO, les contraintes lui prenant le chou. Ce qui, même pour un ex-lapin, est très préjudiciable.
Il est aussi présent à la télévision, sur Canal+, écrivant des sketches pour les "Nuls" et collaborant à l'écriture des "Nouvelles de Jules-Édouard Moustic".
Il fonde également avec 2 amis musiciens le célèbre trio "Les Bandits du Vidourle" dont les refrains sont dans toutes les mémoires.

ConcertThiriet

Devenu beau, riche et célèbre, Thiriet revient sur les lieux de sa jeunesse
pour donner un concert aux membres de sa famille adoptive.

Aujourd'hui, fier d'une bibliographie, d'une discographie et d'une télévisiongraphie imposantes, Jean-Michel Thiriet, après avoir écrit ses mémoires sous le titre "Comment devenir beau, riche et célèbre comme moi", vit une retraite heureuse et bien méritée en compagnie de ses nombreux chats, savourant les rayons du soleil gardois et retrouvant les émotions de sa jeunesse campagnarde en lisant Giono.

Bonne retraite, Monsieur Thiriet, et merci.


(*) Selon certains linguistes, le nom de "Thiriet" viendrait, après une déformation longue et pénible, du mot "Terrier", qui évoque l'endroit où vivent les lapins. Mais les avis sont partagés.

(2) Jean-Michel ne mangera d'ailleurs plus jamais de lapin par la suite sans avoir une pensée émue pour ses parents.